sábado, 23 de mayo de 2009

LOUIS VOLA :TIGER RAG 1945



LOUIS VOLA Del Quinteto Del hot Club De France
L. Vola (contrabajo), H.Oliva (violin), Henri Salvador (guitar sola), Milton & Rivera (guitars)
10" VICTOR 60-0721 Label 78rpm ARGENTINA

Louis Vola, qui fut de 1934 à 1939 le contrebassiste le plus régulier du Quintette à cordes du Hot Club de France (avec Stéphane Grappelli et Django), jouit très rapidement en Argentine, où l'avaient précédé nombre de galettes parisiennes de cette étonnante petite formation déjà mondialement connue, d'une notoriété de bon aloi. En 1943, la branche argentine de la maison RCA-Victor l'invita à faire sous son nom des disques calqués sur le modèle français (aux U.S.A., RCA avait publié de nombreuses gravures du Quintette du H.C.F.)


On raconte même qu'au tout début, Vola avait carrément demandé que les disques en question fussent livrés aux amateurs sous le nom de : Louis Vola et son Quintette du Hot Club de France. La firme tiqua et préféra un libellé légèrement différent, nettement plus exact : Louis Vola du Quintette du Hot Club de France. Après tout, il était bien le seul des cinq à avoir appartenu au vrai quintette ! Les trois guitaristes dont le remarquable soliste Luis Silva étaient argentins et le superbe violoniste Hernàn Oliva

Je me souviens que lorsque je travaillais chez RCA France (de 1972 à 1987, tout de même !), Pierre Lafargue projettait d'éditer dans la collection "Black & White" l'intégrale des enregistrements de Louis Vola en Argentine - des disques extrêmement rares qui, sous leur forme originale 78 tours, n'avaient jamais été diffusés en Europe ou en Amérique du Nord. L'idée était excellente et plusieurs lettres furent expédiées à Buenos-Aires, demandant des précisions de dates, de numéros de matrices et aussi des copies du matériel galvanoplastique conservé en archives. Le projet ne vit jamais le jour, car nos amis argentins ne daignèrent point répondre à ces demandes pressantes. Peut-être ne possédaient-ils plus le moindre document relatif à ces vieilles choses ? Mais dans ce cas, pourquoi ne pas le dire franchement ?... Finalement, c'est Vola lui-même qui fournit par la suite quelques bribes d'informations - pas assez néanmoins pour sortir un trente-trois tours, trente centimètres, comportant une quinzaine de titres... A défaut de ce disque désespérément resté virtuel (pour user d'un mot à la mode), on pourra trouver ici au moins deux faces de cette belle formation.


Henri Salvador ne participa pas aux séances de 1943 et du début 44. C'est seulement lorsque Silva abandonna l'équipe, à l'été de 1944, qu'il se glissa dans la place. Ce qui ne signifie pas qu'il soit le soliste dans les faces réalisées à partir de cette époque. Il n'est d'ailleurs pas impossible qu'il y ait eu plusieurs solistes dans ces morceaux.
Ainsi les deux interventions de guitare de My Blue Heaven ne nous semblent pas nécessairement dûes au même musicien. Henri qui, on le sait, aimait à jouer en accords, est certainement l'auteur de l'introduction et de la coda de Pop Corn Man. D'autres titres par la même formation existent, que nous n'avons pu décortiquer, notamment un Django's Blues ( Victor 60-0685). Une petite cassette de rien du tout serait la bienvenue (avec l'autre face aussi, bien entendu)... Un vrai solo de guitare par Henri Salvador ? Il en a enregistré de fort bons dans les années 50, en particulier sur Salvador Plays The Blues ou Stompin' At The Savoy, mais pour ce qui concerne cette époque plus ancienne, on peut conseiller, avec Ventura lors de la deuxième séance Polydor de 1946, My Guy's Come Back, composition de Benny Goodman, Ray McKinley et Mel Powell au titre joliment évocateur de l'ambiance du temps, dans laquelle il prend quelques mesures douces, tranquilles, comme un gars heureux de retrouver enfin sa ville natale après des années de séparation.

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